Mission au Bénin - 17 au 24 Février 2019 - JJ Fuan - A.Nata

Lundi 17

Rencontre de Mr Armand Yaya et Mme G.

Suite au contact établi par Y. Le Poul avec Joseph Loko, Président de France Bénin Vendée (FBV), nous avons rencontré dans le bureau de leur représentation ADMAB à Cotonou, Mr Armand Yaya et Mme G. Ogoussan, à qui nous avons présenté FDEA et le projet de micro conserverie.
FBV au travers de sa représentation ADMAB, est spécialisée dans les mutuelles de santé (plus d'une trentaine dans le pays), la gestion de 3 unités de Production Artisanale de farine, la gestion de 2 centres de formation en mécanique moto et petit matériel agricole, le parrainage d’un centre d'éducation d'enfants handicapés sensoriels, l'accès à l’eau potable pour les populations et de nombreuses autres activités humanitaires.

Mr Yaya confirme les affirmations de Mr Loko, sur le vif intérêt représenté par la micro-conserverie et la capacité pour ADMAB de recevoir et de gérer et d'exploiter une micro conserverie dont l'utilité correspond parfaitement aux besoins du pays notamment en ce qui concerne la réduction des pertes alimentaires, ananas, mangues, tomates.

Au cas où la négociation avec SCDIH- Caritas n’aboutirait pas, ils seraient prêts à engager des discussions avec FDEA, pour accueillir la micro-conserverie.

Rencontre avec l'ONG Bouge à Abomey-Calavi :

Il s’agit d’une ONG créée par une ressortissante suisse Mme lrmgard Meier - Frei que nous rencontrons, assistée de son Directeur Exécutif Mr Augustin Faton.
Nous leur présentons FDEA et le projet de micro-conserverie, pour lequel ils nous font part, immédiatement de leur plus vif intérêt en nous présentant leurs activités humanitaires, portant sur le soutien aux jeunes, en particulier en offrant une formation diplômante dans le domaine agricole leur permettant de s'installer avec le suivi et le soutien de Bouge. (deux sessions de 30 élèves par an). Bouge dispose de plusieurs sites dont un de plusieurs Ha sur lequel il y a exploitation agricole, élevage de poules de chair, de caille de lapins, de porcs. Nous sommes invités à visités ce site le vendredi 21/02.

Rencontre avec le Dr Agousso, médecin pédiatre à Cotonou (ami de mon contact lannionais JM. Quéré).

Présentation de FDEA et du projet micro conserverie, accueil chaleureux du médecin séduit par le projet et jugeant aussitôt de la pertinence du projet pour le Bénin. Propose son soutien, personnalité connue et reconnue au Bénin.{ pourra nous conseiller pour l’ajout de compléments alimentaires).

Mardi 18

Rencontre SCDIH Caritas :

Présents :

  • Frère Marcel,
  • Sœur Nadine et Mme Viviane Daga

JJF introduit la réunion en expliquant la préoccupation de FDEA sur le projet de la micro conserverie et des négociations avec SCDIH Caritas qui durent depuis plus de trois ans et qui à ce jour n’avaient pas rassuré le CA de FDEA sur la volonté affirmée de SCDIH Caritas de recevoir la micro conserverie et d’en assurer une gestion et une exploitation opérationnelle permanente. Pour préciser les préoccupations de FDEA, JJF remit au Frère Marcel une liste de questions, énoncées devant les présents et pour lesquels des réponses précises étaient attendues sans délai et permettraient de poursuivre les négociations pour que les objectifs de FDEA d’avoir la micro conserverie opérationnelle au Bénin au mois de Juin 2019 soient tenus. Le Frère Marcel et la Sœur Nadine firent part de leur compréhension quant aux inquiétudes de FDEA et expliquèrent que depuis trois ans, SCDIH Caritas avait subi des mouvements dans son organisation avec la nomination successive de trois directeurs depuis le départ du Père Ephrem et qu'aucun des 3 Directeurs « intérimaires », n’avait voulu s'engager en ce qui concerne la micro-conserverie, chacun des trois laissant à son successeur le soin de décider. Le frère Marcel nous confirme que cette période d'incertitude est révolue, qu’il assume le poste de Directeur SCDIH Caritas Cotonou, que la situation est beaucoup plus stable avec la volonté de la hiérarchie, (évêché, archevêque) tenait absolument à l'obtention de la micro-conserverie et que nous aurions toutes les réponses à nos questions avant la fin de la semaine.

Rendez vous à 14 H pour visiter le site de Kpanroun : nous y allons avec le Frère Marcel et la Sœur Nadine et nous sommes reçu par le Directeur le Père Alfred et le Père Aurel. La route pour atteindre Kpanroun est pour une bonne partie un chemin de terre non carrossé et plein de trous et d’ornières.

Cette ferme de 249 Ha ne manque pas de place et l’endroit d'implantation de la micro-conserverie est bien défini. Il y a une porcherie en construction et on nous montre les installations de pisciculture. On ne voit pas les autres activités de cette immense ferme, il s’agit d’un centre qui reçoit des séminaristes qui seront aussi affectés au fonctionnement de la micro-conserverie. Il nous est assuré qu’il n’y aura aucun problème d’approvisionnement de la matière première (fruits, poulets, viande de porc) et que l'écoulement des produits traités en micro-conserverie se fera vers les 200 communautés religieuses, les 109 paroisses et les 70 écoles catholiques, (certaines étant déjà approvisionnées avec d’autres produits) et au travers de boutiques de vente existantes.

Mercredi 19/02

Déplacement à Songhai à Porto Novo :

Il s’agit d’un très important centre d’expérimentation pour contribuer au développement de l’Afrique à travers la création de villes rurales vertes.

Nous avons passé plus de deux heures à visiter ce site, très impressionnant avec les nombreuses activités : élevage de poulets, de dindes, de porcs, de poissons de moutons et de cultures diverses, ainsi qu’un centre de formation aux métiers liés à l’agriculture et aussi au management.

Nous nous sommes présentés à l’assistante du Directeur le Frère Godfrey Nzamujo en déplacement aux USA. Ce centre est un établissement majeur au Bénin et partenaire possible concernant les projets de micro conserverie de FDEA.

Prospection à l'Agence Française d Développement à Cotonou :

Le directeur était absent, le contacter ultérieurement par mail afin d'interroger sur les aides possibles pour le financement des projets de FDEA.

Rencontre avec Victor Gugyel, homme d’affaires germano-béninois, ami d'Amos, natif du même village et très bien introduit auprès de la diaspora béninoise.

Très attentif et intéressé par le projet FDEA et souhaitant faire l’acquisition d’une micro conserverie dont il entrevoit les possibilités commerciales.

Comprenant parfaitement la pertinence du concept de la micro conserverie et de sa grande utilité pour tout le pays du Bénin (réduire les pertes d’aliments), Victor contacte le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi (qu’il connaît très bien)pour nous obtenir un rendez vous pour le lendemain.

Victor nous emmène visiter une boucherie appartenant à une PME en développement et propriétaire de 4 boucheries. Cette PME dispose d’un élevage et abattage de poulets et lapins qui sont débités et congelés. Le propriétaire nous indique que les produits congelés rencontrent une certaine réticence de la part de ses clients. Il est manifestement intéressé par le concept de micro conserverie.

La mise en place et la maintenance de la micro-conserverie

Jeudi 20/02 :

Visite à Double Sens à Ouida

Nous rencontrons le Directeur sur place, collaborateur d’Aurélien Seux, nous sommes très bien accueillis par Delphin qui avait été informé de notre visite par Aurélien. Nous lui présentons le projet de la micro-conserverie qu'il trouve extrêmement pertinent et dont il en voit une utilité immédiate notamment pour la région d’Ouida où il y a une très importante production de tomates dont plus de 50 % sont en excès et jetée.

En dehors de l’activité tourisme solidaire, Double Sens est impliqué dans les activités de formation et de soutien à l’agriculture locale et Delphin se proposerait d'accueillir une micro-conserverie dont ils assureraient la mise en place et sa gestion opérationnelle pendant un an avant qu'elle ne soit confiée à un groupement d'agriculteurs en assurant le suivi et le contrôle, comme ils l’ont déjà fait pour un moulin qu'ils avaient construit. Le lien entre une micro-conserverie et leur école de cuisine serait évident.

Visite à l’orphelinat Espoir d'enfants à Ouida.

Nous avions rendez vous avec le Directeur mais absent lorsque nous sommes arrivés, car il avait du se rendre au commissariat de Police suite à un vol commis dans son établissement.

Rencontre avec le Ministre Modeste Tihounté Kerekou :

Nous sommes reçus par le Ministre en présence de son chef de cabinet et de son assistante. Nous présentons le projet de FDEA et expliquons le concept de la micro conserverie, le Ministre, nous écoute avec beaucoup d’attention et manifeste aussitôt son vif intérêt pour cette micro conserverie en nous informant que le Plan quinquennal du gouvernement, incluait de mener des actions pour réduire les pertes extrêmement importantes d'aliments gaspillés tels mangues, ananas et tomates.

Il souhaiterait que la prochaine micro-conserverie soit attribuée à son ministère pour une des agences de développement du gouvernement (il y en aurait près d’une dizaine dans tout le pays) pour servir de test dans le cadre de la politique de développement et pour être éventuellement dupliquée dans d’autres agences. Il avait demandé un accord de principe écrit pour pouvoir présenter ce projet à la prochaine réunion du gouvernement. Relation et contact à suivre.

Nouvelle rencontre le soir avec le Vicaire Général Père Théophile, le Père Alfred, le Père Aurel, La Sœur Nadine et le Frère Marcel :

Les questions listées sont à nouveau évoquées notamment sur l'analyse de SCDIH Caritas sur le coût le l'exploitation de la micro conserverie et le montant d'investissement initial à la charge de SCDIH Caritas : Il nous est assuré que la micro conserverie est un projet totalement voulu par la hiérarchie et que tous les moyens nécessaires à son installation seront disponibles.

Les charges de personnel ne seront pas un coût supplémentaire car ce sont les séminaristes qui feront fonctionner la micro conserverie. L'eau est disponible à Kpanroun (nous avons vu une tour « château d’eau »), à vérifier sa potabilité (le Père Aurel amènera un échantillon pour analyse), fourniture électrique se fera par groupe électrogène.

En ce qui concerne le bâtiment et la dalle béton, possibilité de construction par entreprise locale (ou sous-traitance en interne comme pour leur porcherie. Amos avait contacté un architecte local de sa connaissance dont le devis a été jugé excessif, le père Aurel se chargeait d'obtenir d’autres devis. S'ils se chargent de construire le bâtiment, il a été indiqué que FDEA participerait financièrement à hauteur du montant du bâtiment prévu en kit. Plus de réponses aux questions annoncées pour la prochaine rencontre le lendemain vendredi 21/02 à 19H

Vendredi 21/02 :

Visite de deux sites de l'ONG Bouge à Calavi et à Sekou.

  • Le premier site est un magasin de vente de produits locaux, certains provenant des exploitations de l'ONG, c’est aussi un restaurant et lieu de réunion et de séminaire destiné aux formations.
  • Deuxième site à Sekou, où Bouge dispose d’une ferme de plusieurs hectares permettant de la culture maraîchère bio : concombre, aubergine, haricots verts, palme (huile et produits dérivés cosmétiques), mais aussi élevages de porcs, canards, dindes, cailles, poulets de chaire, lapin, escargots, pisciculture, aulacode (sorte de castor/ragondin). Et centre de formation aux métiers de l’agriculture.

Nous sommes très impressionnés par le charisme et la personnalité de la Présidente Irmgard Meier Frei qui est une femme très dynamique et volontaire ayant réussi au travers de son ONG soutenue par des sponsors suisses et divers dont l’ambassade de France à Cotonou, une œuvre remarquable.

Mme Meier très intéressée par le projet FDEA et affirme que son ONG est tout à fait disposée et apte à recevoir une micro-conserverie qui représenterait un moyen exceptionnel pour agir auprès des populations souffrant de malnutrition en synergie avec leurs activités agricoles et d'élevage et leurs moyens de diffusion.

Invitation à diner de SCDIH Caritas Cotonou :

Nous sommes accueillis par le Frère Marcel en présence de l’archevêque qui est venu nous saluer.

Le diner se déroule en présence du Vicaire Général le Père Théophile, la Sœur Nadine, le Père Alfred et le Frère Marcel.

Satisfaits des assurances qui nous ont été donné et de la réelle motivation manifestée par nos hôtes, nous procédons à la signature de Convention à la satisfaction générale dont la notre en ayant reçu le ferme engagement du début des travaux de la dalle béton et du bâtiment dans les prochains jours.

Samedi 22 :

  • Rencontre avec Victor Gugyel autres contacts
  • Démarchage France Volontaires : association de français résidents au Bénin.
  • Contact à prendre avec le bureau de représentation de l’Union Européenne à Cotonou.

Mauron le 16 février 2019

Micro conserverie : QUESTIONS et interrogations de FD :

  • Quelle est pour vous l'utilité de cette micro conserverie ?
  • Comment envisagez vous de l’utilisez ?
  • Les capacités de production d'aliments (poulets, ananas, mangues, viande hachée de porcs) sont de 100 à 150 poulets, de 150 à 200 sachets de fruits ou viande de 250gr par jour, quels seront les débouchés ? A qui seront destinés ces produits ?
  • Comment seront faits les approvisionnements de poulets, de fruits et de viande hachée ?
  • Pour les poulets et la viande, comment seront sécurisés les approvisionnements en termes d'hygiène alimentaire et source fiable ?
  • Est-ce que la micro conserverie représente un outil utile et nécessaire pour SCDIH- CARITAS ?
  • Quel sera le modèle économique, en fonction de l’utilisation de la micro conserverie ?
  • Avez-vous établi un budget prévisionnel de fonctionnement et déterminé le bilan d'exploitation ? Charges fixes, charges variables, salariés ?

La mise en place de la micro-conserverie comprend pour le récipiendaire, les tâches et obligations suivantes :

  • Construction d’une dalle en béton pour recevoir le container.
  • Prévoir alimentation en électricité et en eau potable.
  • Prévoir l'écoulement des eaux et l'assainissement
  • Procéder à la construction du bâtiment qui sera fourni par FDEA en kit, ce bâtiment devra être aménagé suivant schéma fourni, pour recevoir le container et aménagement du local : stockage, sanitaire etc …
  • La micro -conserverie sera expédiée fin Mai début Juin ; rendu port de Cotonou, le récipiendaire aura la charge de l’acheminement, du port jusqu’à son lieu d'installation.
  • Est-ce que tous les aménagements pourront être réalisés à fin Mai ?
  • Evaluation du facteur saisonnier, en ce qui concerne les fruits, qui devraient être mis en état de conservation pour diffusion en dehors de la saison d’où nécessité de stockage, quelle approche à cet égard ?

Archidiocèse de Cotonou

Centre agro-pastoral de kpanroun - KPANROUN, le 22 février 2019

Objet : Réponses aux questions et interrogations de FDEA

Aux membres du Conseil d'administration du Fonds de Dotation Entr'aide d'Armorique.
Nous avons reçu le 19 Février 2019 des mains de M. Jean-Jacques Fuan, un questionnaire dont voici la réponse.

PREAMBULE AUX REPONSES

Le centre agro-pastoral de Kpanroun dans lequel sera implantée la micro- conserverie est une propriété de l’Archidiocèse de Cotonou. Il couvre une superficie de 250 hectares.

Dans le centre nous avons plusieurs secteurs de production comme le secteur de la production de l'huile de palme (les noix proviennent de notre palmeraie qui s'étend sur 30 ha), le jardin et le grand champ (pour la culture du maïs, du haricot et du manioc), le secteur de la pisciculture ( avec le tilapia, le clarias, et l’heterotisniloticus) ; sont en construction le secteur de l’élevage (la porcherie et les poulaillers) et le sec sur de la transformation des produits agro-alimentaires en jus (ananas, baobab, orange) : nous avons aussi à notre actif quelques têtes de bœufs.

Le centre assure la formation des élèves fermiers qui viennent pour une
formation de 18 mois.

Dans le centre, est ouvert depuis le 1” octobre 2018, un séminaire pour la formation des futurs prêtres. Les séminaristes participent activement à toutes les activités agro-pastorales avec comme visée d’être sensibilisés à la question de l'auto-prise en charge.

LES REPONSES AUX QUESTIONS

La micro conserverie est une opportunité qui s'offre à nous pour valoriser nos produits, les protéger et surtout pour éviter le gaspillage à l’interne comme à l’externe. Elle nous permettra de disposer en toutes saisons de produits que nous n'arrivions pas à conserver. Par ailleurs, l’Archevêque de Cotonou veut que ce centre s’investisse dans la production et la transformation des produits agro-alimentaires pour desservir, dans l’Archidiocèse, toutes les paroisses (environ 110) et les écoles catholiques (environ 70) à effectifs importants, les centres commerciaux, les structures hospitalières du diocèse, les centres d'accueil du
diocèse (comme le codiam) et les instituts religieux.

Avec les explications demessieurs Jean Jacques Fuan et Amos Nata nous pensons utiliser la micro-conserverie de façon permanente et progressive. Cette stratégie nous permettra de développer une nouvelle méthode de publicité pour tous nos produits en égard à leurs nouvelles présentations. Nous disposons aussi de deux personnes qui s’occuperont des transformations dans la micro-conserverie.

Après échange avec M. Amos NATA, nous avons opté pour les sachets de 0.5 kg ou 1 kg pour les viandes de porc. Pour les fruits une fois en France nous déterminerons avec lui en partant des emballages et des grammages qu’il nous proposera. Nos produits sont destinés majoritairement aux personnes à faible revenu mensuel. Mais nous déposerons quelques échantillons dans les supermarchés de la place.

La porcherie du séminaire qui est dans le centre est presqu'en fin de construction. Le centre aussi développe une politique interne d'élevage de pouletslocaux dits « poulets-bicyclettes ». Toutefois, nous avons des fournisseurs comme le séminaire de Philosophät de Djimè qui a un cheptel de 350 porcs.

Le centre est le premier client des élèves fermiers qui sortent et s'installent. Le centre les appuie en facilitant l'écoulement de leurs produits selon les exigences du marché.

En résumé le centre dispose de plusieurs sources d'approvisionnement en plus des produits tels que les légumes, les fruits (manges, ananas et orange) les agrumes, les poulets de chairs. les coquelets et les pondeuses qui proviennent de ses activités.

Le centre dispose de magasin et bientôt des poulaillers et autres enclos pour sécuriser les approvisionnements (pour mettre en quarantaine les animaux par exemple). Un atelier de production de jus avec un magasin est en construction et sera prêt pour la fin du mois de mars de cette année.
La micro-conserverie représente un outil utile et nécessaire pour nous à plus d’un titre comme souligné plus haut.

Le centre de production de kpanroun est un centre à visée sociale. L'expérience du passé où l'accent était exciusivement mis sur la formation des jeunes déscolarisés nous a instruits et aujourd’hui nous sommes convaincus que tout en faisant du social il faut penser l’action de sorte que cela subsiste. Il est important de viabiliser l’activité de la micro-conserverie. C’est pourquoi nous choisissons comme stratégie de produire en grande partie en nous appuyant sur la main d’œuvre interne pour réduire les charges (les séminaristes et les élèves fermiers). Cette politique permettra d’avoir un prix de vente moyen et accessible aux personnes à faible revenu mensuel.

Sur la question du modèle économique, nous nous inscrivons un peu dans la ligne du modèle de l’économie solidaire puisque l’Archidiocèse s'engage dans la réalisation des œuvres sociales. Nous ne sommes pas d’abord à but lucratif. Nous faisons la promotion de l’emploi et à ce titre nous avons besoin de viser une petite rentabilité afin de faire perdurer l’activité sans être obligés de tendre la main pour sa subsistance.

Avec nos autorités diocésaines nous nous engageons pour que la construction de la dalle en béton soit réalisée pour fin mars 2019. Avec les renseignements qu nous avions eus auprès de messieurs Jean Jacques Fuan et Amos Nata nous envisageons payer un groupe électrogène de 3kva. Nous nous engageons avec nos autorités diocésaines à prendre en charge les dépenses relatives à la bonne installation et au bon fonctionnement de la micro conserverie. La question du budget prévisionnel est en étude avec l’Economat qui accompagne toutes les activités du centre.

Respectueusement vôtre.

Abbé Auvel DOHOU