Commission humanitaire

Pourquoi le Bénin ?

Le Bénin est un pays de 10,9 Millions d’Habitants avec un taux de pauvreté de 40,1 % en 2015 , en hausse constante depuis de nombreuses années (35,2 %en 2009) et c’est la rencontre entre Jean Jacques Hénaff et le directeur de Caritas Bénin, le Père Ephrem Djibodé qui échangèrent longuement sur la triste situation de ces béninois pauvres et de la malnutrition omni présente parmi la population, qui est à l’origine du projet de la micro conserverie. P
Le constat étant que certaines ressources alimentaires n’étaient pas suffisamment exploitées ,telles en ce qui concerne les fruits par exemple, où souvent les mangues et les ananas pourrissaient aux pieds des arbres, car il n’existait aucun moyen de les mettre en état de conservation.

Au Bénin, l’agriculture représente 25 % du PIB et assurant entre 45et 55 % des emplois.

Mais l’idée de ce projet de micro conserverie, n’aurait pu se réaliser sans les longues relations d’amitié entre Claude Dréano et Jean Jacques Hénaff. Claude Dréano, ingénieur de formation fut aussitôt emballé par le projet et cela donna lieu à la création du Fond de Dotation Entr'aide d'Armorique.
Tous les deux Claude et Jean Jacques se mirent au travail pour le lancement de ce projet , alliant leurs connaissances et compétences réciproques, pour la conception de la micro conserverie, avec une configuration innovante et validée permettant avec l’utilisation d’un autoclave et un processus de cuisson et d’emballage sous vide des fruits et morceaux de poulets la mise en état de conservation de ces produits, une configuration innovante et validée utilisant des emballages souples sous vide et un autoclave chauffé au gaz butane.
La conservation de ces produits à la température ambiante permettra ainsi la distribution auprès des Béninois défavorisés .

La micro conserverie se présente sous la forme d’un container normalisé et adapté au processus de production et pourvu de matériels neufs, l’ensemble de cet équipement représentant un investissement entièrement financé par FDEA.

L'origine du projet, par Jean-Jacques Hénaff

"Il y a quelques années le directeur de Caritas Cotonou, en congés en Bretagne, m’ a entretenu de ses activités auprès des petits agriculteurs locaux au Bénin.. Il m’ a fait part en particulier des pertes considérables de leurs productions faute de moyens de conservation.
Ayant exercé la profession de fabricant de conserves en Bretagne pendant plus de cinquante ans, je me suis intéressé à la question et me suis rendu au Bénin au mois de mars 2009 afin d’étudier une solution adaptée aux conditions locales.
J’ai alors imaginé une micro-conserverie dont le matériel technique serait logé dans un conteneur maritime de manière à éviter des installations compliquées à réaliser au Bénin.

Cette solution a séduit M. Claude Dréano qui a été pendant de longues années un créateur de matériel innovant pour l’industrie alimentaire, et qui a décidé d’apporter un appui à la fois technique et financier à ce projet à travers le fonds de dotation Entr'aide d'Armorique qu’il a créé à cet effet.

Nous avons en commun travaillé à construire un équipement très fiable sur le plan technique en respectant les règles exigeantes qui s’imposent à l’industrie alimentaire et en tenant compte des conditions difficiles de fonctionnement locales.
La micro-conserverie consiste en un petit bâtiment très léger, assemblable à destination, dans lequel vient s’insérer le conteneur technique. Le principe de «  la marche en avant » est respecté ainsi que les conditions d’hygiène tout au long du process.

Nous avons prévu également un équipement annexe destiné à assurer la potabilisation de l’eau utilisée. Ceci a été possible grâce à l’assistance technique et financière de la SAUR.

Il s’agit donc d’une véritable conserverie appliquant le principe de l’appertisation, c’est-à-dire de la conservation par stérilisation des produits dans un autoclave chauffé au gaz butane. Toutefois il n’est pas question d’utiliser soit des boites de conserve métalliques soit des récipients en verre qui ne sont pas disponibles facilement sur place. Nous utilisons des sachets stérilisables, faciles à stocker dans de bonnes conditions avant remplissage et qui peuvent convenir à des produits de formes très diverses. Il n’est pas non plus question de fabriquer des produits tels que nous en avons en France : il s’agit d’abord de permettre à des petits agriculteurs béninois de conserver soit des poulets entiers par exemple, soit des fruits (mangues, ananas). Dans un premier temps la gamme de produits restera limitée.

Nous tenons absolument à ce que les productions qui seront faites respectent scrupuleusement les règles de fabrication que nous aurons arrêtées afin d’assurer toujours la sécurité des aliments.
C’est pourquoi nous assisterons les personnes qui feront fonctionner cette micro-conserverie, et nous leur apporterons la formation nécessaire."

La mise en place et la maintenance de la micro-conserverie

A ce jour , la micro conserverie se trouve dans les locaux de la société Hénaff et en est au stade de finition, pratiquement prête à être expédiée à Cotonou par voie maritime .

Au Bénin les négociations de mise à disposition de la micro conserverie sont en bonne voie, Caritas devant se charger de construction du socle en béton sur lequel sera installé la micro conserverie et également de la construction du bâtiment en kit fourni par FDEA, qui par ailleurs se chargera :

  • de la mise en route de la micro conserverie,
  • de la formation du personnel de production
  • de la de maintenance.

Des partenariats locaux

En outre, des contacts avancés avec des partenaires locaux , tels la SAUR pour assurer la potabilisation de l’eau , ou Doublesens , agence de Tourisme Humanitaire et gestionnaire d’une école de formation cuisine.
L’activité de Doublesens qui est une agence de tourisme humanitaire offrant au vacanciers un séjour touristique à mi-temps et du bénévolat durant l’autre mi-temps dans des missions de bienfaisance ,grâce aux compétences des vacanciers dans de multiple domaine. Certaines de ces compétences pourraient bien entendu être mises au service de la micro-conserverie.
Il existe aussi près de Cotonou un élevage de poulets créée par une bretonne dans le cadre d’une association Espoir d’enfants. L’existence de Doublesens au Bénin depuis près de 10 ans est une véritable ouverture aux réseaux locaux et à la connaissance du terrain tel le centre de formation de Songhaï à Porto Novo.